Il y a 30 ans, en 1996, le come-back de

Frank Ifield, le yoddling cowboy australien

 

Totalement inconnu en France, Francis Edward Ifield est né à Coventry, Warwickshire, Grande-Bretagne. Mais, en 1946, il a alors 9 ans, il émigre avec ses parents à Dural, Australie, à une trentaine de kilomètres de Sydney.

C’est là, au sein de la cellule familiale, qu’il va découvrir ce qu’on appelle encore la musique hillbilly (et plus tard country and western music). Son chanteur préféré ? Hank Snow dont il va imiter à la perfection la manière de yodler. A l’âge de 13 ans, il enregistre Did You See My Daddy Over There ? A 19 ans, il est la star country numéro 1 en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Rentré en Grande-Bretagne en 1959, il grave Lucky Devil (1960) qui se classera à la 22e place des charts britanniques. Suivent six titres qui ne marcheront pas très bien et, en 1962, un hit absolu, I Remember You, qui va rester classé au sommet des charts british pendant sept semaines d’affilée. Il en vendra 7 millions d’exemplaires !

Il continuera avec deux titres : Lovesick Blues et She Taught Me How To Yoddle. Un tabac en Angleterre, mais aussi aux Etats-Unis où il se classe 44e au Billboard Top 100. Nouveau succès avec Wayward Wind. Ce qui fera de lui le premier Britannique à se classer plusieurs fois numéro 1 à la suite en Angleterre.

Dans la foulée, il enregistre Nobody’s Darling But Mine, Confession (son quatrième et dernier numéro 1 en Angleterre), Mule Train et Don’t Blame Me.

En 1963, c’est la consécration : il passe au Grand Ole Opry, présenté par son idole de toujours, Hank Snow.

Par deux fois, Frank Ifield sera le représentant de la Grande-Bretagne à l’Eurovision. En 1962, d’abord, où il se classe second, derrière Ronnie Carroll, avec Alone Too Long. Et, en 1976, avec Ain’t Gonna Take No For An Answer. Il ne terminera que douzième.

Une traversée du désert. Mais, en 1996, retour en grâce avec les Backrooms Boys et la reprise yodlée de son succès de 1962, She Taught Me How To Yoddle. Le morceau se classera au quarantième rang des charts britanniques. En trente ans, il sera apparu seize fois dans le classement de ces charts.

En 2012, Ifield rejoint son ami Paul Hazell pour animer son World Of Country Show sur la radio Uckfield FM.

Pour mieux connaître cet Australo-Britannique qui épata les Américains sur leur propre terrain, on recommande ses albums de 1963, I Remember You et Born Free. Celui, aussi de 1964, Greatest Hits et encore celui de 1967, Tale Of Two Cities.

Frank Ifield a su interpréter les meilleurs paroliers et compositeurs : de Johnny Mercer (I Remember You) à John D. Loudermilk (It’s My Time) en passant par Jimmie Davis (Nobody’s Darling But Mine), Tom Springfield (Summer Is Over), Leon Payne (Call Her Your Sweetheart), Don Gibson (Oh, Such A Stranger) etc.

Alain Sanders

 

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